Paris (France)
Dans le tumulte des courts et des commémorations en hommage à Rafael Nadal, une voix s’est levée. Celle de Novak Djokovic. Pas dans un cri, pas dans un slam… mais dans une lettre ouverte publiée sur son site personnel. Le message ? « Moi aussi, je veux ma statue. »
Voici l’extrait de cette missive signée Novak
“Chers organisateurs, chers fans, chers confrères joueurs,
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J’ai vu que mon cher ami Rafa avait reçu une plaque sur le court Philippe-Chatrier. Très belle initiative. Sobre, élégante. En marbre. Joli matériau.
Je me suis demandé : que faut-il pour avoir sa plaque à Roland-Garros ? 14 titres ? D’accord. Mais alors, pour mes 10 Open d’Australie, je propose qu’on me construise une statue.”
Le cri du cœur ironique de Djokovic
Il ne s’agit pas ici d’un coup de colère. Mais d’une de ces pétitions d’ego bien emballées, comme seuls les grands champions savent les formuler. Djokovic, pourtant habitué aux records (24 Grands Chelems dont 10 Open d’Australie), n’a jamais été autant célébré dans un lieu précis que Nadal à Paris ou Federer à Londres.
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Djokovic a toujours été le plus clivant du Big Four. Moins adulé que Federer, moins romantisé que Nadal, plus rationnel, plus robotique. Mais incontestablement dominant. Un expert tennis commente :
“Il souffre d’un déficit d’amour, pas de palmarès. Et à ce stade de sa carrière, une statue, ce n’est pas un caprice. C’est presque un acte de justice.”
Pourquoi Djokovic en Australie ?
Le Serbe a remporté 10 titres à l’Open de Melbourne, un record absolu, dans une ville qui l’a parfois boudé, parfois porté aux nues. C’est là qu’il a forgé son empire. La Fédération Australienne de Tennis a d’ailleurs confirmé que le projet de statue était à l’étude. Un temple construit à l’entrée du Melbourne Park et respectant les meilleures normes environnementales serait même dans les cartons selon des sources bien informées.
Et Roger Federer à Wimbledon ?
Avec ses huit titres sur herbe au All-England Club, Federer aurait, paraît-il, fait savoir qu’il voulait lui aussi obtenir une reconnaissance éternelle. D’aucuns ont proposé que le gazon de Wimbledon soit rebaptisé « Roger’s Lawn ». Une bien belle idée pour mettre en avant l’élégance absolue du tennis. Malheureusement, la fédération anglaise vient d’opposer une fin de non recevoir au champion suisse. Une bien triste histoire. C’est donc le joueur serbe qui va remporter ce dernier match. « Jet, set et match, Djokovic ! »






